
Le rapport de la Cour des comptes de 2023 a examiné en détail la gestion du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC) pour la période de 2018 à 2021. Initialement prévu pour cinq ans (2014-2018) avec un budget total de 100 milliards de Francs CFA, le programme avait pour objectif la création de 300 000 emplois, la réalisation de 2 000 Unités Autonomes d’exploitation (UAE), la création de 2 000 Groupements d’Entrepreneurs Agricoles (GEA), l’aménagement de 30 000 ha de terres, et la mise en place d’au moins 10 Domaines Agricoles Communautaires (DAC).
La récente publication d’un rapport par la Cour des comptes a mis en lumière les lacunes de gestion du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC) pour la période allant de 2018 à 2021, impliquant notamment Mame Mbaye Niang, Pape Malick Ndour et Abdoulaye Seydou Sow. Voici les points saillants de ce rapport :
- Problèmes d’ancrage institutionnel : Le programme a été transféré entre différents ministères sans considération pour son caractère multisectoriel lié à l’agriculture, ce qui a entraîné des retards et des discontinuités dans ses activités. La Cour recommande une réforme pour assurer un ancrage institutionnel approprié.
- Statut juridique hybride : Le PRODAC ne dispose pas de la personnalité morale, ce qui limite sa capacité à contracter. Son statut juridique hybride entrave sa flexibilité pour conclure des accords avec d’autres entités administratives dans le domaine agricole. La Cour recommande de clarifier son statut juridique pour améliorer son efficacité.
- Défaillances dans la gouvernance : Des lacunes ont été observées dans la mise en place du conseil d’orientation du PRODAC, ainsi que des retards et des manquements dans la supervision des travaux pour la création des Domaines Agricoles Communautaires (DAC).
- Paiements irréguliers d’indemnités : Le PRODAC a effectué des paiements d’indemnités de membres de commission des marchés en violation des règles en vigueur, contribuant ainsi à des dépenses non conformes et à une mauvaise utilisation des ressources financières du programme.
La Cour recommande des mesures correctives pour remédier à ces problèmes et assurer une gestion plus efficace du PRODAC.


