
La capitale de la région forestière a été le théâtre, ce dimanche 1er décembre 2024, d’une bousculade meurtrière au stade du 3 avril.
Ceci s’est déroulé durant la finale d’un tournoi de foot organisé en soutien au général Doumbouya.
Le gouvernement maintient son bilan toujours provisoire de 56 morts, mais des ONG locales en décomptent plus du double.
Pour le Collectif régional des ONG de défense des droits humains, l’Alliance des Jeunes leaders de la Forêt, mouvement pro-Doumbouya local, et la junte du CNRD qui l’a appuyée, sont les deux principales responsables du drame de N’Zérékoré.
Les ONG insistent sur le nombre de morts qui, selon elles, s’élève à 135, très loin donc du bilan du gouvernement, qui n’était pas basé sur les témoignages des supporters, des familles et autres.
L’enquête des ONG indique aussi que 50 personnes au moins sont portées disparues.
L’hôpital étant complètement saturé le jour du drame, des dépouilles ont été transportées au camp militaire de la ville.
Pour cela, le collectif demande l’interpellation des organisateurs du tournoi et encourage les familles à porter plainte.
Le ministre de la Justice, Yaya Kairaba Kaba, menace de poursuite judiciaire quiconque donnerait des chiffres fantaisistes susceptibles de troubler l’ordre public.


