
La question de la gestion des ressources destinées au développement de la Casamance pourrait connaître un nouveau tournant. Un collectif est actuellement en cours de constitution pour engager une procédure judiciaire contre le Premier ministre Ousmane Sonko et réclamer des éclaircissements sur l’utilisation de ces fonds.
Cette initiative fait suite aux explications apportées par Ousmane Sonko lors de sa récente interview, au cours de laquelle il a abordé la question des ressources financières destinées à la Casamance.
Les initiateurs de la démarche souhaitent notamment obtenir des réponses précises sur les sommes concernées, leur origine, leur affectation et les conditions dans lesquelles elles auraient été utilisées. Ils entendent également demander que les documents et éléments permettant d’établir la traçabilité de ces ressources soient rendus accessibles.
Au centre des interrogations figure le dispositif mis en place par l’État pour accompagner la relance et le développement de la Casamance, notamment dans le cadre du décret n°2024-822 du 1er juillet 2004 portant mise en place de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), sous la présidence d’Abdoulaye Wade.
Pour les membres du collectif en gestation, l’enjeu dépasse la seule polémique politique. Il s’agit, selon eux, de faire toute la lumière sur des ressources présentées comme destinées au développement d’une région confrontée depuis plusieurs décennies à d’importants défis économiques, sociaux et infrastructurels.
La future plainte devrait ainsi chercher à déterminer les responsabilités éventuelles et à établir, sur la base de faits et de pièces vérifiables, l’utilisation qui a été faite des fonds concernés.
Cette initiative intervient dans un contexte où la demande de transparence et de reddition des comptes occupe une place croissante dans le débat public au Sénégal.
Le collectif devrait préciser prochainement sa composition, ses démarches et les éléments sur lesquels il entend s’appuyer.
Nous y reviendrons.
Par la rédaction



