
Depuis son lancement en 2024, le Bus rapid transit de Dakar s’est imposé comme un pilier du transport urbain. Aux côtés du TER Dakar et des bus publics, ce système moderne a transformé les déplacements entre le centre-ville et Guédiawaye sur 18 km, réduisant sensiblement les embouteillages dans une capitale longtemps paralysée aux heures de pointe.
Ce succès dépasse désormais les frontières sénégalaises. À Abidjan, les autorités misent sur un projet similaire pour répondre aux défis croissants de mobilité. Porté par le Projet de mobilité urbaine d’Abidjan, le futur BRT s’inspire directement de l’expérience dakaroise, après une mission d’étude jugée décisive par les responsables techniques.
Lancé en 2024, le chantier ivoirien doit s’achever en 2028. Le tracé reliera Yopougon à Bingerville sur une vingtaine de kilomètres, en traversant des zones stratégiques comme Cocody, le Plateau ou encore Adjamé. Le réseau comprendra 21 stations et une flotte de 120 bus articulés capables de transporter jusqu’à 500 000 passagers par jour, avec un temps de trajet estimé à 45 minutes entre les deux terminus.
Dans un contexte d’urbanisation rapide en Afrique de l’Ouest, ces مشاريع illustrent une tendance forte : l’adoption de solutions de transport de masse modernes pour fluidifier la circulation et améliorer la qualité de vie. Le modèle du BRT, déjà éprouvé à Dakar, pourrait ainsi devenir une référence régionale pour des métropoles confrontées à une congestion croissante.
Par Komi ABLE


