
Quatre mois après la prestation de serment du président Paul Biya pour un huitième mandat consécutif de sept ans, les Camerounais attendent toujours la formation d’un nouveau gouvernement. Cette attente intervient alors que des signaux convergent vers une prochaine réforme institutionnelle majeure.
Selon des sources proches de l’appareil d’État, une révision de la Constitution de 1996 serait en préparation. Le projet pourrait porter sur l’organisation du pouvoir exécutif ainsi que sur certaines dispositions électorales, dans l’objectif d’adapter les institutions aux enjeux politiques actuels.
Cette perspective intervient à l’approche de nouvelles échéances électorales et alimente déjà les débats au sein de la classe politique et de la société civile. Plusieurs acteurs s’interrogent sur la portée de ces réformes et sur leurs implications pour l’équilibre institutionnel du pays.
Face aux défis sécuritaires et économiques, des figures de l’opposition et des organisations citoyennes réclament davantage de transparence et appellent à un large consensus national. À 92 ans, Paul Biya dirige le Cameroun depuis 1982, un règne marqué par plusieurs révisions constitutionnelles, dont celle de 2008 qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels.
Par Komi ABLE


