
Le gouvernement burkinabè a annoncé la dissolution de tous les partis politiques et la suppression du cadre juridique régissant leurs activités, selon un décret adopté jeudi par le conseil des ministres.
Selon le ministre de l’Intérieur, Émile Zerbo, cette décision s’inscrit dans un plan visant à « reconstruire l’État » après des abus et dysfonctionnements généralisés au sein du système multipartite. Une étude gouvernementale aurait montré que la prolifération des partis fragilise la cohésion sociale et alimente les divisions.
Depuis le coup d’État de septembre 2022, le Burkina Faso est dirigé par un régime militaire. Les autorités invoquent régulièrement la détérioration de la sécurité, exacerbée par les groupes liés à Al-Qaïda et Daech, pour justifier des mesures exceptionnelles.
Par Komi ABLE


