
Le manque de rigueur dans la gestion de ce dossier interroge et suscite de vives inquiétudes. Après une communication initiale ayant installé un climat de peur, les autorités assurent désormais que le produit concerné ne présente aucun danger. Une volte-face qui pose une question essentielle : le préjudice causé peut-il encore être réparé ?
Au cœur de la controverse, la conservation de matières premières périmées, une pratique difficilement justifiable. À cela s’ajoute l’absence apparente d’étude approfondie et de contre-expertise indépendante avant toute prise de parole officielle. Une telle légèreté dans la communication a contribué à semer le doute et à fragiliser la confiance du public.
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière un problème récurrent : l’importance de confier les responsabilités à des profils compétents, capables d’anticiper les risques et de mesurer l’impact de leurs décisions. Dans ce contexte, l’expression « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » prend tout son sens. Il ne s’agit pas de slogans, mais d’une exigence de gouvernance.
Par Aminata Diatta


