
Le 27 février 2025, la signature de la Déclaration du Cap en Afrique du Sud a relancé le débat sur la dette africaine, avec un accent particulier sur la situation sénégalaise. Les anciens présidents africains, dont Olusegun Obasanjo pour le Nigeria et Joyce Banda pour le Malawi, ont plaidé pour plus de transparence et une meilleure gouvernance financière sur le continent. Le Sénégal, souvent cité pour ses « dettes cachées », fait l’objet de nombreuses interrogations sur des milliards de francs CFA dont le suivi reste flou.
Cette problématique, longtemps ignorée, soulève des inquiétudes sur la crédibilité des comptes publics et l’impact sur le développement économique. Des acteurs de la société civile dénoncent régulièrement des fonds qui auraient disparu dans des circuits opaques, fragilisant la confiance des partenaires financiers internationaux.
La Déclaration du Cap ambitionne d’établir un cadre de suivi et de contrôle rigoureux de l’endettement. Pour le Sénégal, cela pourrait représenter une occasion de clarifier sa situation financière, restaurer la confiance et prévenir de nouvelles dérives dans la gestion de la dette publique.
Par Komi ABLE


