
À quelques semaines de la présidentielle du 15 janvier, le climat politique se tend en Ouganda. Le candidat de l’opposition Bobi Wine a affirmé avoir été battu par des membres des forces de sécurité alors qu’il se trouvait en meeting dans la région de Gulu, au nord du pays. Son équipe de campagne évoque une attaque ciblée contre son convoi, au cours de laquelle assistants et partisans auraient également été violentés.
Figure emblématique passée de la scène musicale à la politique, Bobi Wine se présente pour la deuxième fois face au président Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis près de quatre décennies. Comme lors de la campagne de 2021, il accuse les autorités de chercher à « étouffer toute opposition » à travers intimidations, agressions et arrestations arbitraires. Le gouvernement nie toute implication et évoque des opérations de maintien de l’ordre.
Cet incident suscite de nouvelles inquiétudes sur le degré de violence entourant la campagne. Plusieurs organisations de défense des droits humains appellent le pouvoir à garantir un processus électoral libre, pacifique et transparent, condition essentielle pour éviter un nouvel épisode de tensions dans le pays.
Par Komi ABLE


