
En pleine tourmente liée à l’affaire de la dette cachée, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a finalisé le rebasage du Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal. Une opération régulière visant à mettre à jour la structure de l’économie, mais dont on espérait qu’elle ferait mécaniquement baisser le ratio dette/PIB, très scruté depuis l’éclatement du scandale.
Selon les premières estimations, le nouveau calcul du PIB entraîne bien une augmentation du volume global de l’économie sénégalaise, mais les effets sur le taux d’endettement restent nettement en dessous des attentes. Alors que certains anticipaient une baisse significative susceptible de soulager la pression financière et politique, la réduction constatée demeure limitée, laissant le pays face aux mêmes interrogations sur la soutenabilité de sa dette.
Ce résultat intervient à un moment particulièrement sensible, où l’opinion publique et plusieurs acteurs économiques exigent transparence, explications et clarification sur les engagements financiers de l’État.
Par Komi ABLE


