
Lors de la conférence organisée par le Club de Dakar, le Professeur Abdoulaye Sakho a dressé un portrait sans concession des obstacles à l’investissement dans le sport sénégalais. Devant un public composé de juristes, universitaires et membres de la Fédération sénégalaise de football, il a insisté sur le rôle paralysant de la centralisation étatique, qu’il qualifie de « chape de plomb » pesant sur le secteur depuis 1960.
Sakho a souligné que ce modèle ancien, encore largement appliqué, limite l’innovation et détourne les investisseurs potentiels. À l’inverse, d’autres pays, comme la France, modernisent leurs cadres institutionnels pour dynamiser le sport et attirer des capitaux privés. L’appel à « penser à autre chose » résonne comme un signal pour une réforme urgente et structurante.
L’exposé du professeur ouvre un champ de réflexion sur l’avenir du sport au Sénégal. Entre héritage historique et besoin de modernité, le secteur se trouve à un carrefour stratégique, où la curiosité publique et l’attention des investisseurs restent particulièrement vives.
Par Komi ABLE


