
Les relations diplomatiques entre la Guinée équatoriale et la France traversent une nouvelle zone de turbulences. Dans un message publié le 20 octobre sur le réseau X, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a accusé Paris de vouloir déstabiliser son pays. Selon lui, la France soutiendrait des opposants politiques et des « figures hostiles » cherchant à semer le chaos à Malabo.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre les deux États, notamment depuis l’affaire des « biens mal acquis », qui a sérieusement entaché la confiance bilatérale. Les récentes déclarations du vice-président traduisent une méfiance croissante envers les puissances occidentales, perçues comme interférant dans les affaires africaines.
Pour de nombreux observateurs, cette accusation s’inscrit aussi dans une stratégie politique interne. En dénonçant une ingérence étrangère, le pouvoir équato-guinéen cherche à consolider son discours souverainiste et à mobiliser l’opinion autour d’un sentiment de défense nationale.
Par Komi ABLE


