
Le Groupe Futurs Médias (GFM), fondé par Youssou Ndour et considéré comme l’un des piliers de la presse privée au Sénégal, traverse une période critique. Dans un mémorandum rendu public, l’entreprise reconnaît être frappée par « une crise économique et financière sans précédent », à l’instar de nombreux médias privés du pays.
Selon le document, plusieurs facteurs expliquent cette situation : la baisse structurelle des recettes publicitaires et des ventes de journaux, l’augmentation des coûts d’exploitation, des redressements fiscaux jugés sans appel, des paiements en souffrance, mais aussi une « concurrence agressive ou déloyale » et une régulation jugée trop laxiste.
Malgré des efforts pour honorer ses obligations légales, fiscales et sociales, le groupe admet que « les déficits se sont accumulés au fil du temps », entraînant des retards, voire des arriérés de salaire pour ses centaines de collaborateurs.
Cette crise soulève de vives inquiétudes au sein du secteur médiatique sénégalais, déjà fragilisé par un environnement économique difficile et une transformation numérique qui bouleverse les modèles traditionnels de financement.
Par Komi ABLE


