
En exil volontaire au Mali, le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly n’a pas mâché ses mots face à la décision d’Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat présidentiel. Dans un climat politique tendu, marqué par l’exclusion de plusieurs leaders de l’opposition de la liste électorale, l’artiste dit partager « la tristesse de nombreux Ivoiriens » face à cette situation.
« On ne pensait pas que ce qui est en train de se passer allait se passer encore », a-t-il confié, dénonçant un pouvoir qui, selon lui, « a été victime d’une situation qu’il veut faire subir à ceux qui sont dans l’opposition aujourd’hui ».
Tiken Jah Fakoly a rappelé les douloureux souvenirs de la crise postélectorale ayant fait 3 000 morts, appelant Alassane Ouattara à imiter Laurent Gbagbo, écarté de la course : « Si le président Gbagbo n’est pas candidat, il est important que lui-même ne soit pas candidat. Cela nous permettra d’entamer un processus de renouvellement de la classe politique. »
Par cet appel, l’artiste espère éviter une nouvelle crise et encourager l’émergence de nouveaux visages sur la scène politique ivoirienne.
Par Komi ABLE



